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Amnesty International

L’ONG internationale a rendu public ce 8 avril 2020 son rapport 2019 sur l’état des droits de l’homme dans le monde. S’agissant du Cameroun, Amnesty International a accusé l’armée tout comme les groupes armés séparatistes dans le Cameroun anglophone de violations graves des droits humains. Seulement, depuis l’infiltration de la résistance armée anglophone par le régime de Paul Biya, il est difficile de dire avec exactitude qui des groupes armés loyaux à la lutte d’indépendance des anglophones ou de ceux infiltrés par le pouvoir de Yaoundé commettent ces atrocités.

D’après une note publiée ce 2 avril 2020 par l’ONG internationale, 12 manifestants et passants ont été tués par des forces de sécurité associées à des groupes jeunes. C’était le 22 mars dernier lors des élections législatives et référendaires qui devaient conduire à l’adoption d’une nouvelle Constitution devant permettre au président de la République, Alpha Condé, au pouvoir depuis 2010, de briguer un 3e mandat. Ci-dessous, la note d’Amnesty International.

Dans un rapport qu’elle vient de rendre public, l’ONG Amnesty International accuse les forces de défense et de sécurité d’exécutions extrajudiciaires, de torture, d’incendies des cases villageoises. L’organisation pointe aussi du doigt les indépendantistes armés pour leurs nombreuses atteintes aux droits humains.

L’organisation internationale vient de commettre un rapport sur les tendances relatives à l’abolition de la peine de mort dans le monde. L’Afrique sub-saharienne a fait des progrès en terme d’abolition de la peine de mort selon Amesty International.

D’après cet institut d’analyse, la décision prise par le gouvernement camerounais d’apporter une solution militaire aux attaques des mouvements armés dans la zone anglophone risque d’aggraver la crise.

C’est le constat fait par Amnesty International près de deux semaines après la répression des manifestations du 1er octobre dernier relatives à la proclamation de l’indépendance symbolique du Southern Cameroon.

D’après l’ONG internationale, il s’agit des personnes tombées sous les balles des forces de maintien de l’ordre au cours des manifestations marquant la proclamation de l’indépendance symbolique du Southern Cameroon. Mais selon le gouvernement, ce bilan est loin de la réalité.

En parlant de crimes de guerre dans son dernier rapport, Amnesty International laisse croire que les auteurs, leur supérieur hiérarchique et même le chef de l’Etat, chef suprême des armées, sont passibles de poursuites judiciaires devant la Cour pénale internationale.

Comme à chaque publication du rapport d’Amnesty international, le gouvernement camerounais adopte une attitude de déni des violations des droits humains dans le cadre de la lutte contre Boko Haram et agite la théorie du complot. Comme si un rapport suffisait pour déstabiliser un pays.