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D’après ce rapport qu’elle vient de rendre public, l’ONG internationale reconnaît que la réponse violente apportée par le régime de Paul Biya aux revendications pacifiques de la minorité anglophone et l’arrestation des leaders indépendantistes anglophones en janvier dernier au Nigéria a suscité la naissance des mouvements indépendantistes qui ont porté atteinte au droit à l’éducation.

Sous Paul Biya, le militaire dispose du droit de vie ou de mort sur des citoyens sans avoir à rendre compte de quoi que ce soit à qui que ce soit. Bien plus, son régime sanguinaire et crapuleux s’évertue toujours à couvrir les basses oeuvres de l’armée là où on s’attend à une enquête puis à un procès devant le tribunal militaire.

Parmi les victimes enregistrées au courant de la semaine écoulée, une famille d’une dizaine de personnes dont des enfants d’un et 8 ans, des étudiants et un pasteur d’une église protestante qui serait d’origine ghanéenne.

Dans un rapport qu’elle vient de rendre public, l’ONG Amnesty International accuse les forces de défense et de sécurité d’exécutions extrajudiciaires, de torture, d’incendies des cases villageoises. L’organisation pointe aussi du doigt les indépendantistes armés pour leurs nombreuses atteintes aux droits humains.

D’après des sources locales et confidentielles, la plupart de la trentaine de jeunes massacrés à Menka dans le Southern Cameroon (actuelle région anglophone du Cameroun) appartenaient à un groupe de jeunes montés et financé par l’actuel ministre de l’Administration territoriale et élite de la région pour kidnapper des villageois et attribuer les opérations aux combattants indépendantistes anglophones. Mais la rédaction de www.hurinews.com n’a pas réussi à contacter le concerné. Le porte-parole de l’armée parle plutôt de « terroristes » abattus à l’issue d’un affrontement armé.

En parlant de crimes de guerre dans son dernier rapport, Amnesty International laisse croire que les auteurs, leur supérieur hiérarchique et même le chef de l’Etat, chef suprême des armées, sont passibles de poursuites judiciaires devant la Cour pénale internationale.

D’après un rapport qu’elle vient de rendre public, Amnesty International fait état de traitements inhumains subis par des personnes soupçonnées d’intelligence avec Boko Haram, dans des centres de détention de la Délégation générale de la recherche extérieure (services secrets) et du Bataillon d’intervention rapide (BIR).

Dans un rapport rendu public récemment, l’ONG fait état de règlement de comptes au sein de l’armée burundaise suite au coup d’Etat manqué d’août 2015.

Comme celui d’Amnesty International, le rapport du département d’Etat américain sur l’état des droits de l’homme estime que les forces de défense et les services de renseignements ont violé les droits humains dans le cadre de la lutte contre Boko Haram.

La présentation jeudi 14 juillet dernier à Yaoundé d’un rapport de l’ONG internationale sur la situation des droits de l’homme dans la lutte contre Boko Haram à l’Extrême-Nord suscite une levée de boucliers au sein de l’opinion camerounaise. Ici et là, l’on entend crier aux manœuvres de déstabilisation visant à saper le morale des troupes au front. Pourtant Amnesty International, qui n’est pas la seule organisation à accuser l’armée camerounaise de nombreuses violations des droits humains dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, est clair dans la philosophie qui sous-tend ce rapport : lutte contre Boko Haram d’accord, mais respect des droits humains aussi.