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Depuis le 30 décembre dernier, ces jeunes hommes âgés d’une vingtaine et d’une trentaine d’années sont détenus au camp du Bataillon d’intervention rapide (BIR) de Bafut où ils sont l’objet de cruels sévices corporels. Ci-dessous, le récit de l’ONG camerounaise Mandela Center parvenu à notre rédaction.

Créé pour lutter contre le grand banditisme et le terrorisme, le Bataillon d’intervention rapide (BIR) s’affirme de plus en plus comme la machine à terroriser du régime de Paul Biya sur le champ des opérations où il est interpellé. En cherchant à tenir pour quantité négligeable les accusations du journal d’investigation Mediapart contre cette unité d’élite de l’armée camerounaise, le gouvernement camerounais veut débarrasser le tigre des tâches noires qui peuplent son pelage.

Un sénateur de l’opposition saisit le procureur général de la cour d’appel de Bamenda pour « meurtre, torture et incendie » sur le village de Balikumbat dans la région de Bamenda dans le Nord-Ouest du Cameroun. Les faits se sont déroulés dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre. …

Dans une déclaration rendue publique après la sortie officielle du rapport d’Amnesty International, Nouveaux-Droits de l’Homme-Cameroun invite l’Etat à traduire les auteurs des actes de torture recensés par Amnesty devant les tribunaux.

Dans une correspondance adressée à Amnesty International le 11 juillet dernier, l’ambassadeur des USA au Cameroun indique que son pays a suspendu son appui aux militaires camerounais engagés dans la lutte contre Boko Haram à l’Extrême-Nord pour violations des droits de l’homme.

D’après des organisations de défense des droits de l’homme, Thierry Nembot, jeune tâcheron, est aujourd’hui porté disparu depuis plus de deux semaines. Ce dernier aurait été victime de sévices à lui infligés par le Bataillon d’intervention rapide, une unité spéciale de l’armée camerounaise (Bir). Ce que dément son patron et frère aîné Corantin Goufack qui l’y a conduit pour régler un problème de famille. Une plainte contre ce dernier et des éléments du BIR a été déposée à la Sécurité militaire par des ONG.