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détention arbitraire

Le fils du président camerounais, sa belle-mère et de hauts responsables de la présidence de la République sont poursuivis devant des tribunaux français par un leader d’association. Sortis de prison le 10 février dernier, Augustin Nkoma les accuse d’avoir chacun en ce qui le concerne, contribué à sa détention pendant plus de 6 mois à la prison centrale de Yaoundé.

Malgré le rejet de sa communication par le groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire, l’ancien directeur général de la défunte compagnie aérienne publique Cameroon Airlines répond aux critères du détenu politique fixés par le Comité de Libération des Prisonniers Politiques (CL2P), ONG parisienne acquise à la cause des détenus politiques en Afrique centrale. L’intégralité de la déclaration du Comité:

Le 17 juin prochain, cela va faire 1 an jour pour jour que Patrick Sapack et David Eboutou, deux consultants de la chaîne de télévision camerounaise Vision 4, ont été interpellés dans une brutalité la plus barbare puis jetés en prison quelques jours plus tard. Accusés de faux en écriture privée par le patron du groupe de presse l’Anecdote (auquel appartient Vision4), Jean Pierre Amougou Belinga, leur procès en justice s’enlise. Les débats ne se sont jamais ouverts. Pomme de discorde, une somme de 200 millions de F CFA à eux dues par la chaîne de Tv suite à la campagne de communication menée à Brazzaville lors de la présidentielle congolaise qui a eu lieu au premier trimestre de 2016. Enquête sur l’abus de pouvoir d’un homme d’affaires qui s’est mué en une affaire d’Etat impliquant deux pays voisins et frères : le Cameroun et le Congo.

Libérée en juillet dernier après plus de 6 ans de détention arbitraire à Yaoundé, Me Lydienne Eyoum attend toujours d’être réhabilitée pour le préjudice subi. Mais l’Etat du Cameroun lui se dit victime de spoliation de ses deniers.

Dans un communiqué publié le 20 janvier dernier, le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale qualifie d’arbitraires, l’arrestation et la détention de Dr Fortem Aforteka et de Me Nkongho Felix Agbor Balla, deux leaders de la Cameroon Anglophon Civil Society Consortium. Le Redhac fait également état d’enlèvements et de disparitions forcées.

Dans son rapport sur l’état des droits de l’homme en 2015 rendu public ce mardi 20 décembre 2016, la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés se penche sur le cas de l’avocate franco-camerounaise libérée en juillet dernier à la faveur d’une grâce présidentielle. Le rapport fait siennes les observations du groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire selon lesquelles la durée de détention de Me Lydienne Eyoum a été illégale.

David Eboutou et Patrick Sapack, consultants au sein de la chaîne de télévision camerounaise Vision 4, sont incarcérés à la prison centrale de Yaoundé pour faux et usage de faux après avoir été libérés sous caution. Le patron de ce média les accuse d’avoir utilisé une fausse facture pour se faire payer 200 millions de F CFA au Congo-Brazzaville. Pour les inculpés, cette fausse facture est une œuvre de ce patron de presse pour leur régler des comptes. D’après ces derniers, leur tort est d’avoir revendiqué le paiement de leurs prestations relatives à la campagne de communication du média lors de la présidentielle qui a vu la victoire de Denis Sassou Nguesso. Une campagne pour leur libération lancée sur les réseaux sociaux.

2 ans après sa sortie de prison au Cameroun, Michel Thierry Atangana est toujours en quête de justice.L’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture invite également les autorités camerounaises à sanctionner les personnalités responsables des conditions de détention désastreuses de l’ingénieur financier français au Cameroun pendant 17 ans.

Le 07 janvier 2016 dernier, les 05 (cinq) grévistes détenus à la prison centrale de Dschang par le Tribunal militaire de Bafoussam, ont comparu devant la cour militaire en audience foraine au tribunal de Dschang. L’affaire a été une nouvelle fois renvoyée au 24 février prochain.

C’est l’une des résolutions prises à l’issue de la 10e conférence biennale du Réseau des institutions nationales africaines des droits de l’homme (Rinadh) qui s’est achevé ce vendredi 23 octobre 2015 à Yaoundé.