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Iya Mohamed

L’intégralité du communiqué du Comité de libération des prisonniers politiques (ONG française acquise à la cause des détenus politiques en Afrique centrale) suite à la confirmation par la Cour suprême du Cameroun de la condamnation en instance de M.Iya Mohamed, ancien directeur général de la Société de développement du coton.

Une correspondance datée du 9 juillet 2013 (quelques semaines après l’arrestation d’Iya Mohamed) parvenue à notre rédaction contient des accusations de détournements massifs contre l’ancien directeur général de la Sodecoton, Iya Mohamed, prisonnier politique selon l’ONG basée en France CL2P. Destinée au président de la République, cette lettre est attribuée par nos sources à l’actuel directeur général de cette société cotonnière, en service à l’Union européenne au moment de l’interpellation de M. Iya et précédemment cadre de cette société cotonnière. Mais ce dernier nie en être l’auteur. Quelqu’en soit le rédacteur, cette missive est révélatrice d’un complot contre l’ancien patron de la Sodecoton au début de ses déboires judiciaires.

D’après l’Ong française qui défend les prisonniers politiques camerounais, l’ancien directeur général de la Société de développement du Coton, condamné à 15 ans de prison ferme le 3 septembre dernier pour malversations financières, remplit au moins deux des critères du prisonnier politique par elle définis.

En infligeant une lourde peine de prison au directeur général de la Société de développement du coton, ce tribunal d’exception créé en décembre 2011 pour traquer les criminels économiques dans le secteur public a non seulement empiété sur un terrain qui n’est pas le sien mais aussi violé l’Acte uniforme Ohada ratifié par le Cameroun. Le commentaire de la rédaction.

En violation des instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme et de la loi camerounaise, le directeur général de la Société de développement du Coton est toujours en détention provisoire à la prison centrale de Kondengui alors que d’après le Code de procédure pénale, il devrait au bout de 18 mois comparaître libre.