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massacres de Menka

Ci-dessous, l’intégralité du communiqué de l’ONG camerounaise parvenu à notre rédaction. Elle appelle à la mise sur pied d’une commission d’enquête internationale pour enquêter sur les massacres de Menka survenus le 25 mai dernier.

Dans une correspondance adressée le 28 mai dernier au Premier Ministre, la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination en appelle à une enquête sur le massacre de jeunes survenu le 25 mai dernier à MEnka dans le Southern Cameroon au regard des versions divergentes sur cette affaire. « Ces …

D’après un jeune de ce village qui a fait parvenir un voice message à la rédaction de www.hurinews.com disant avoir été témoin des événements, le chef de Menka aurait organisé avec des jeunes du village qui s’étaient spécialisés des jours auparavant par des actes de banditisme une rencontre avec des militaires en civil dans l’hôtel du village qui auraient décidé de les tuer. Une version qui, si elle est vraie, renforcerait la crédibilité des informations reçues par votre journal en ligne selon lesquelles des élites de la localité de Santa auraient décidé d’en finir avec ces jeunes qui n’ont pas rempli la mission pour laquelle ils ont été recrutés et payés : kidnapper des personnes et se faire passer pour des indépendantistes anglophones armés afin de discréditer ces derniers.

D’après une publication attribuée au chef traditionnel de Menka dans le Southern Cameroon (Cameroun anglophone) et qui circule en ce moment sur les réseaux sociaux, la vingtaine de jeunes massacrée par l’armée appartenait à un gang de malfrats qui semait la terreur dans ce village. Mais son récit ne va pas sans sonner comme un aveu de sa responsabilité dans ces massacres pour avoir laissé sévir ces malfaiteurs des jours durant sans avertir ni les responsables de la police ou de la gendarmerie, ni le sous-préfet de la localité dont dépend le village Menka. Bien plus, dans son démenti, il révèle que l’hôtel dans lequel ces jeunes ont été tué appartenait à un de ses fils. Le silence (complice ?) des responsables de la sécurité, du sous-préfet face aux méfaits de ces jeunes malfrats emporte la responsabilité de Paul Atanga Nji, ministre de l’Intérieur et élite de la région.