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massacres de Ngarbuh

A l’initiative d’un activiste camerounais vivant en Angleterre, le Conseil de sécurité des Nations Unies a été saisi fin juillet dernier en vue d’une plainte contre 134 personnalités camerounaises devant la Cour pénale internationale. Ces dernières sont accusées de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et d’actes de génocide lors du massacre perpétré le 14 février dernier à Ngarbuh, dans le nord-ouest anglophone.

Ces organisations qui ont établi un rapport le 18 février dernier sur l’incident de Ngarbuh maintiennent qu’il n’y a jamais eu d’échanges de tir entre forces de défense camerounaises et indépendantistes anglophones armés, comme l’a soutenu le rapport d’enquête de la présidence du Cameroun, rendu public le 21 avril dernier. La trentaine d’ONG indique que 35 personnes ont été tuées à Ngarbuh suite à une attaque ciblée de soldats camerounais appuyés par des membres d’une milice locale.

Les conclusions de ladite enquête qui viennent d’être communiquées par la présidence du Cameroun ne sont pas différentes de la thèse officielle selon laquelle les femmes et enfants qui ont trouvé la mort sont des victimes collatérales d’un échange de tirs entre militaires et indépendantistes anglophones armés. Seule nouveauté, le …

D’après un rapport que vient de rendre public une coalition de 26 ONGs camerounaises dont Mandela Center et Nouveaux Droits de l’Homme-Cameroun, plus de 35 civils (dont 7 femmes et 14 enfants) ont été massacrés à Ngarbuh par une milice locale encadrée par des soldats camerounais. Le cerveau de cette attaque, à en croire le rapport de 18 pages parvenu à la rédaction de hurinews.com, est un pensionnaire du Centre de désarmement, démobilisation et réinsertion, une structure créée par le gouvernement camerounais en novembre 2018 pour recueillir les combattants séparatistes qui accepte de déposer les armes. Ci-dessous, les faits tels qu’ils se sont déroulés, selon la coalition d’ONGs :

Dans une interview accordée à la chaîne de télévision TV5 Monde ce samedi 22 février 2020, Ilaria Allegrozzi, chercheuse pour Human Right Watch sur l’Afrique Centrale a annoncé la publication dans les prochains jours d’un rapport comportant des images satellitaires qui montrent que l’armée camerounaise a bel et bien ciblé des civils dont de jeunes enfants à Ngarbuh, le 14 février dernier.