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Les réactions de la communauté internationale suite à l’assassinat horrible d’une jeune fille de 36 ans dans la localité de Muyuka (sud-ouest anglophone) relèvent plus de l’émotion que de la raison. La rédaction de www.hurinews.com, sur la base d’un faisceau d’informations et d’indices, a pris du recul pour analyser les contours de la montée ces derniers jours des crimes avec mutilation et autres décapitation dans le Southern Cameroons afin de permettre aux Etats-Unis, à la France, à l’Angleterre, aux ONG telles qu’Amnesty International, Human Right Watch…de ne pas tomber dans le piège de la manipulation.

Depuis la survenue le 14 février dernier du massacre par l’armée et une milice locale pro-gouvernementale de jeunes enfants et de femmes enceintes à Ngarbuh, dans le nord-ouest anglophone du Cameroun, le pouvoir de Yaoundé et ses soutiens sont en train d’instrumentaliser un drame vécu quelques jours plus tard et non loin de là par une famille bororo (peuple autochtone) afin de détourner les attentions de l’incident de Ngarbuh. Pourtant, le calvaire que vit la communauté bororo dans le Southern Cameroons est en réalité la conséquence de l’utilisation de cette communauté par le régime de Paul Biya pour la création des milices en vue de terroriser les populations bantoues locales qui apportent leur soutien aux indépendantistes.

D’après les autorités locales en service dans le Cameroun anglophone, la recrudescence des kidnappings contre rançons est à l’origine de la création des comités de vigilance. Mais de sources locales et d’après certains fins connaisseurs du Southern Cameroons, ces comités de vigilance sont en réalité des milices qui terrorisent la population en se présentant comme des forces indépendantistes anglophones en vue de dresser la presse et l’opinion internationales contre ces dernières. Des soldats de l’armée camerounaise sont également engagés au sein de ces comités de vigilance.