Accueil»Dernières Infos»[URGENT]D’après la Oxford University : Le refus de l’indépendance totale aux anglophones en 1959 est l’une des causes de la crise

[URGENT]D’après la Oxford University : Le refus de l’indépendance totale aux anglophones en 1959 est l’une des causes de la crise

6
Partages
Pinterest Google+

Dans un rapport sur la crise anglophone au Cameroun dont la rédaction de www.hurinews.com a pu avoir copie, des chercheurs de la célèbre université anglaise reviennent sur la conférence de Mamfe organisée par les Nations Unies en août 1959 à l’issue de laquelle les populations de l’alors Southern Cameroons (aujourd’hui les régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest) ont choisi de subir le plébiscite sous deux questions : l’intégration au Nigéria ou la sécession du Nigéria en vue de l’indépendance totale. Le rapport reconnait également l’existence de faux Amba Boys dans la zone anglophone du Cameroun.   

Pour une révélation, c’en est une. D’après une équipe de 5 chercheurs de la faculté de Droit de la Oxford University basée à Londres en Angleterre, l’une des cause du mécontentement de la communauté anglophone du Cameroun est l’exclusion en 1959 de l’indépendance totale comme option de plébiscite d’autodétermination en vue de l’indépendance de ce qui était appelé le Southern Cameroons.

En effet, d’après un rapport de 100 pages intitulé « A Report on the Cameroons Anglophone Crisis » et soumis à la chambre haute du parlement anglais le 30 octobre dernier, les Nations Unies ont organisé à Mamfe du 10 au 11 août 1959 une conférence réunissant tous les partis actifs au Southern Cameroons.

Présidée par Sir Sidney Philipson, le commissaire de la Grande Bretagne auprès de l’ONU pour le Southern Cameroons (régions actuelles du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun), cette conférence pré-plébisicite a accouché d’un vote sur les questions sur lesquelles doit porter le plébiscite.

Exécutions sommaires

D’après le rapport, les délégations ont choisi les options de l’intégration au Nigéria ou de la sécession d’avec le Nigéria (l’Angleterre avait intégré le Southern Cameroons dans l’Est du Nigéria fin 1946) en vue d’un Etat totalement indépendant. Mais l’option de l’indépendance totale a été écartée par l’ONU parce que le Southern Cameroons, s’est-elle justifiée, n’était pas économiquement viable.

Sur la base de ce rappel historique fait dans le rapport, il est aisé de comprendre pourquoi l’option du rattachement à la République du Cameroun était au rendez-vous du plébiscite du 11 février 1961 alors qu’elle a été rejetée par la majorité de la population du Southern Cameroons lors des assises de Mamfe d’août 1959.

Le rapport fait également état de violations des droits humains par l’armée camerounaise, notamment le Bataillon d’intervention rapide (BIR), unité d’élite de ladite armée. Sur la base des rapports d’enquête d’ONG telles que Human Right Watch et Center for Human Right and Democracy in Africa basée à Buea (sud-ouest anglophone du Cameroun), les universitaires anglais parlent d’exécutions sommaires et extrajudiciaires, d’incendie de maisons, de boutiques et d’édifices publics, de viols, etc. dont se sont rendues coupables les forces de défense.

« Faux Amba Boys »

Le rapport accuse également les séparatistes armés de kidnappings des élèves contre rançons, d’attaques des écoles. Mais les chercheurs nuancent en soulignant que ce ne sont pas tous les soutiens de la cause indépendantistes qui supportent les « Amba Boys » qui prétendent lutter pour leur cause alors qu’ils commettent des atrocités sur les populations civiles.

Comme quoi, le rapport de la Oxford University entérine l’existence de « faux Amba Boys » dans la zone anglophone et qui sont inconnus de la population anglophone qui soutient la cause indépendantiste. Même si les chercheurs ne donnent aucune précision sur les soutiens de ces « Amba Boys ».

Michel Biem Tong

 

Commentaires

commentaires

Article précédent

Algérie : Présidentielle 2019 : Non à la répression des activistes pro-démocratie

Article suivant

Cameroun : Liberté de presse : Pen America demande la libération du journaliste Paul Chouta